Que faire pour avoir envie d’étudier l’anglais lorsque ça n’est pas le cas ? Explorons les différentes façons de se motiver puisque nous sommes à l’origine de notre propre motivation.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°17. Aujourd’hui, nous allons explorer la motivation.



2. Attestation

Avant de commencer, je tenais à vous donner des nouvelles du MOOC, ce cours universitaire en ligne que j’ai suivi sur la plateforme FUN, intitulé « apprendre et enseigner avec les sciences cognitives », sous la direction de Jean-Luc Berthier. Au début, j’avais travaillé régulièrement, au fur et à mesure que les modules étaient mis en ligne. Mais au bout du 3e, j’ai laissé le MOOC de côté parce que je n’avais plus le temps. Et, comme nous le savons depuis les épisodes 4, 5 et 7, « Je n’ai pas le temps » signifie que j’avais d’autres priorités.

Mais la semaine dernière, pendant les vacances, j’ai pu m’y consacrer. Tous les modules avaient été mis en ligne, ainsi que l’évaluation finale. Et ça m’arrange, parce que voici comment je procède : je copie les questions de l’évaluation puis je me mets à étudier le cours. Après chaque étape de la leçon, je relis les questions de l’évaluation et j’y réponds. Ca m’évite de passer beaucoup de temps à chercher des éléments précis en toute fin de chapitre ou même du MOOC. Je fais ça aussi pour les cours de chinois du CNED – je complète l’évaluation au fur et à mesure que j’apprends le contenu de la séquence. Ca me permet d’être plus efficace.

Toujours est-il que le résultat a été positif : j’ai obtenu 94% en tout. Sur le moment, j’ai été surprise, parce que je pensais que mes erreurs me coûteraient davantage, et puis fière, parce que je tenais à avoir une bonne note à ce MOOC qui correspond tellement à ce qui me plaît. D’ailleurs, pour partager ce bref moment de fierté, j’ai mis en ligne la capture d’écran de mes résultats sur Anglaisance.com et mon attestation sur mon profil LinkedIn.

Et puis, j’ai remarqué juste après cette surprise et cette fierté, et à une place prépondérante, ce que les thérapeutes Rob Wilson et Rhena Branch, des thérapeutes TCC londoniens, nomment « la disqualification du positif », c’est-à-dire : « le traitement subjectif des informations, sous la forme d’une action mentale qui transforme dans votre esprit un évènement positif en évènement neutre ou négatif. » En clair, quand j’ai pris conscience que j’avais 94% de réussite, après la surprise et la fierté, de courte durée, je me suis aussitôt dit « oui, mais c’est parce que c’était facile, parce que les questions de l’évaluation étaient très bien posées, parce que le MOOC étaient parfaitement cohérent, à toujours revenir d’une manière ou d’une autre sur les mêmes essentiels… » Et c’est vrai : je confirme et je crois fermement que ce MOOC est l’un des meilleurs que j’ai jamais suivis parce que la théorie rejoignait la pratique : on nous enseignait dans le fond et dans la forme les mêmes principes. Mais ça ne revient pas à dire que je n’ai aucun mérite.

Et vous ? Vous arrive-t-il aussi de disqualifier le positif ? Dans quels cas ? Que vous dites-vous dans ces cas-là ? Que ressentez-vous ? Que faites-vous ? Quels sont vos résultats ?

Je travaille là-dessus et on en reparle !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 16, nous avons parlé d’apprendre en jouant à plusieurs afin de mieux consolider le vocabulaire récemment acquis. Je vous ai cité certains jeux qu’on pouvait parfaitement utiliser pour rebrasser des mots. Pratiquiez-vous déjà ces jeux ? Avez-vous eu envie d’en essayer d’autres ? En connaissez-vous d’autres qui seraient adaptables ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée automatique « j’ai pas envie », comme nous l’avons fait précédemment dans l’épisode 15, mais cette fois-ci nous allons nous pencher vers les alternatives.

5. Contenu

5.1. Problème – ménage de méninges

Il vous arrive probablement parfois, peut-être rarement, peut-être souvent, de choisir la pensée « j’ai pas envie ». Nous en avons parlé dans l’épisode 15 – lorsque nous pensons cette petite phrase, cela engendre l’apathie, l’inertie, le manque de motivation, ce qui nous conduit à ne pas agir et donc engendre un résultat nul. Pour vous donner un exemple concret, si vous avez un exposé à réaliser sur l’import-export du vin en Louisiane, voici ce que ça peut donner sous forme de boucle:

  • Circonstances – exposé à réaliser sur l’import-export du vin en Louisiane
  • Pensée – J’ai pas envie
  • Emotions – apathie, manque de motivation, inertie
  • Actions – je n’allume pas mon ordinateur, je ne cherche pas d’informations, je ne réfléchis pas à la structure de mon exposé, en revanche, je regarde une série à la TV, j’envoie des messages à mes amis, je croque du chocolat
  • Résultat – je ne fais pas mon exposé

On le voit, on est plus dans l’inaction que l’action et ça ne mène bien entendu à aucun progrès. Puisque nos pensées sont des choix, pourquoi donc choisir celle-ci, « j’ai pas envie » ?

5.2. Solution

5.2.1. Actions

5.2.1.1. L’engagement

Et puisque notre but est de faire cet exposé, comment faire pour que notre intention et notre action correspondent ? Timothy Pychyl, dans son livre « Solving the procrastination puzzle », dont je vous ai beaucoup parlé lors de l’épisode 15, rappelle l’importance de l’engagement. Souvenez-vous, c’était l’objet de l’épisode 2, « raison irrésistible et engagement ».

Timothy Pychyl insiste sur cet engagement : « One of the most important preconditions for successful change is a deep commitment to that change. You really have to value that change. » L’une des pré-conditions les plus importantes au changement réussi est un engagement profond envers ce changement. Vous devez vraiment accorder de la valeur à ce changement. Comment accorder de la valeur, de l’importance, au changement que vous apportera l’étude de l’anglais ?

« A strong goal intention, an intention for which you have a very strong commitment, is absolutely essential. » Une intention forte, une intention pour laquelle vous avez un engagement fort, est absolument essentielle.

Si vous ne tenez pas vraiment à accomplir quelque chose, ce sera bien plus difficile à réaliser que si vous le souhaitez vivement. Rien de tel que de se rappeler de notre objectif et des raisons qui nous poussent à l’atteindre, quotidiennement, pour se diriger vers celui-ci. C’est ce que le MOOC dont je vous parlais plus tôt, « Apprendre et enseigner avec les sciences cognitives », préconise aussi, dans ses « 17 conditions de motivation », et le but figure en tout premier : cet objectif doit avoir « un sens pour l’apprenant » et doit être « accessible, donc lié aux compétences acquises et potentielles ». Rappelez-vous donc de votre objectif : avoir un niveau B2, utilisateur indépendant, selon le CECRL, le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues ? obtenir un score de 750 points au TOEIC (Test of English for International Communication) ? être capable de converser au téléphone avec un fournisseur sans la moindre ambiguïté ?

En quoi cet objectif est-il accessible pour vous ? Quelles sont les compétences que vous possédez déjà ? Quelles autres compétences devez-vous acquérir pour l’atteindre ?

Peut-être pourrait-on avoir une affiche nous rappelant nos objectifs que nous consulterions tous les jours ? Que faudrait-il penser pour afficher une photo représentant notre but chez nous, et que nous verrions tous les jours ? Où la disposeriez-vous ? A quels moments la verriez-vous ?

5.2.1.2. Dresser une liste

Pour déterminer ce qui déclenche la procrastination, Timothy Pychyl conseille de dresser la liste des tâches, projets, objectifs et activités pour lesquels nous avons tendance à procrastiner. C’est ce que le MOOC dont je vous parlais plus tôt, « Apprendre et enseigner avec les sciences cognitives », conseille en 2e position : « des objectifs découlant des buts, mais décomposés en objectifs précis et petits ; rien ne sert de parler d’horizons lointains ou trop ambitieux. » Par exemple, pour ce qui est d’une conversation téléphonique avec un fournisseur, vous pouvez vouloir d’abord vous familiariser avec le vocabulaire concernant les tapis de courses, puis avec l’accent d’Edimbourg (qu’on prononce Edinburgh en anglais, d’où la nécessité de s’y préparer), et ainsi de suite… Cela rejoint le script que je vous proposais de réaliser dans l’épisode 3, « le défi script ».

Puis, pour chaque ligne, Timothy Pychyl nous recommande de noter les émotions et les pensées qui nous viennent à l’esprit. Il propose l’exemple de l’incertitude quant à la réalisation d’une tâche. Ce pourrait être ne pas rédiger un courrier commercial parce qu’on ne sait pas comment s’y prendre, par quoi commencer.

Je laisse à votre disposition le tableau correspondant sur Anglaisance.com. L’idée est de prendre conscience de ce qu’on évite, sachant qu’on évite une émotion avant tout autre chose. Je n’ai pas envie de me sentir incertaine, dubitative, perdue, devant une activité, alors je préfère l’éviter, tout simplement. Cela reprend en fait la mission que je vous avais confiée à la fin de l’épisode 15. L’avez-vous complétée ?

5.2.1.3. Les pré-décisions

Puis Timothy Pychyl conseille de faire ce qu’il appelle « predecisions », des pré-décisions, c’est-à-dire de prendre des décisions à l’avance, afin de combattre l’habitude que nous avons de procrastiner, de ne pas agir malgré nos intentions. Car en effet, si vous vous connaissez bien, vous savez à l’avance que vous allez procrastiner dès que vous vous fixez un objectif. Si au moment où vous le créez, vous pouvez être motivée, vous avez aussi conscience, d’un autre côté, des difficultés qui vous attendent. Vous savez bien que vous n’aurez pas envie de vous mettre au travail demain, même si vous avez envie du résultat final.

Alors autant anticiper cette procrastination, votre obstacle, et la stratégie pour le combattre, sous la forme d’une pré-décision. Cela peut être de créer une routine, comme je l’ai fait pour ma demi-heure de sport tous les matins dès le réveil, afin de ne surtout pas avoir l’occasion de réfléchir et de repousser, donc de ne pas faire de sport (je me connais !).

Mais cela ne suffit pas : que faudrait-il penser pour prendre une pré-décision, par exemple pour se dire que, à 14h, nous arrêtons de regarder notre série, pratiquons notre langue vivante pendant 30 minutes puis, éventuellement, nous récompensons d’un autre épisode de notre série ?

5.2.1.4. Un signal

Ensuite, Timothy Pychyl propose de traiter la pensée « j’ai pas envie » comme un signal. Dès que nous pensons « J’ai pas envie », nous devrions être alertées et reconnaître que nous sommes sur le point de procrastiner. C’est le signal de mettre en œuvre une autre stratégie : il recommande de commencer, « Just get started ». En effet, lorsque nous nous mettons au travail, nous nous rendons vite compte que ça n’est pas aussi effrayant, monumental ou fatiguant que nous le pensions. Et même si nous ne la finissons pas, nous avons tout de même fait quelque chose.

Cela peut aussi nous amener à changer la perception que nous avions de nous-même car mieux vaut faire un peu que pas du tout. Nous n’allons plus nous percevoir comme quelqu’un de passif, mais comme quelqu’un qui a commencé, qui s’est mis au travail. Nous allons alors nous sentir plus optimiste et plus en contrôle. Peu à peu, le progrès vers nos objectifs va nous faire nous sentir plus heureuse et plus satisfaite de notre vie. Et ce sont ces émotions positives qui vont nous conduire vers la réalisation de notre objectif.

5.2.1.5. Le « feedback » régulier

Parmi les autres conditions à la motivation, le MOOC « Apprendre et enseigner avec les sciences cognitives » propose le « feedback », c’est-à-dire le retour, régulier. « L’apprenant doit avoir conscience de sa position avant la formation et du chemin à accomplir pour atteindre les objectifs. Il doit pouvoir se positionner régulièrement et sentir qu’il progresse. » Cela veut dire que vous dressez la liste des tâches à accomplir avant de passer votre coup de fil à votre fournisseur, que vous notez ce que vous savez déjà ainsi que ce qu’il vous reste à apprendre. Cela signifie également que dès que vous avez réalisé un exercice de grammaire ou de phonétique, par exemple, vous prenez connaissance de la correction, afin d’aussitôt rectifier ce qui n’allait pas et de consolider ce qui était juste.

5.2.1.6. La récompense

L’équipe de Jean-Luc Berthier conseille de récompenser les progrès. En classe, il peut s’agir de récompenses symboliques, comme des paroles encourageantes ou de nouvelles responsabilités. Mais qu’en est-il pour vous toute seule ? Comment allez-vous vous féliciter d’avoir obtenu 5/5 à l’interrogation de vocabulaire que vous venez d’improviser pour vous seule ? Votre satisfaction personnelle suffira-t-elle ou allez-vous vous délecter d’une tasse de votre thé préféré ? Bien souvent, je me motive en me rappelant à quel point je serais fière de moi une fois que j’aurais accompli quelque chose, en particulier si je n’ai aucune envie de m’y mettre ! Et vous ? Quelle récompense vous octroyez-vous ?

5.2.1.7. La transformation de l’échec

Le sujet de l’échec et de l’erreur me paraît extrêmement important et je suis impatiente d’y consacrer au moins un épisode ! Mais pour l’heure, je vais me contenter de citer le MOOC : « les inévitables difficultés sont normales : c’est par l’échec qu’on apprend. »

Et puis je trouve personnellement très motivante la petite phrase suivante : « relever un échec est un défi ». Cela laisse entendre que c’est possible de se relever après avoir échoué, alors que d’habitude, du moins dans notre culture française, on a tendance à penser que l’échec est un point final. Qu’en pensez-vous ?

5.2.1.8. Il faut savoir pour être motivé

Le MOOC a tout particulièrement insisté sur le fait qu’il faut savoir pour comprendre et c’est logique : on ne peut pas comprendre un document dont on ne connaît aucun des mots. C’est parce qu’on connaîtra le vocabulaire qu’on pourra comprendre le sens global du texte. De même pour la prononciation : si on ne sait pas qu’il y a une différence en anglais entre les sons « s » et « th » on ne peut pas comprendre la différence entre « to sink » (= couler) et « to think » (= penser). Pour résumer : « la confusion dans un texte, des mots inconnus ou mal connus créent un sentiment d’objectif inatteignable. » Pour éviter ce sentiment, n’hésitez pas à vérifier. Il n’y a aucune honte à ne pas savoir, on en passe tous forcément par là : avant de savoir, on ne sait pas. Si ça n’était pas déjà le cas, voilà, maintenant, vous le savez !

5.2.1.9. La motivation intrinsèque

Nous en parlions déjà il y a 2 semaines de ça, la motivation intrinsèque vient de l’intérieur, de nous-mêmes, tandis que ce qui est extrinsèque provient de l’extérieur, de l’objet de notre motivation par exemple. Or, il ne faut pas compter sur la langue anglaise ou chinoise pour nous motiver, elle n’y pourra rien ! L’équipe de Jean-Luc Berthier souligne que la motivation doit venir de nous-mêmes et non des autres : peu importe le professeur, les interlocuteurs, etc. « Ce n’est pas le discours externe qui motive le plus, c’est la conviction qu’en lui-même l’apprenant dispose des capacités à progresser. » Alors, croyez-vous être capable de progresser ? Cela me rappelle la citation de Ford (Henry pas Tom, comme je l’ai récemment vu dans une copie) : « Whether you think you can or you think you can’t, you’re right. » Que vous pensiez en être capable ou que vous pensiez en être incapable, vous avez raison. » On en reparlera, bien entendu !

Ceci dit, rien n’empêche de cumuler les deux et, comme me le confiait mon amie Gillian, qui est admissible au CAPES, le concours de l’Education Nationale pour devenir professeur d’anglais, à qui j’ai proposé mon aide : « ça me motive de savoir que d’autres veulent que je réussisse ! » Et c’est tout le mal que je lui souhaite !

5.1.2.10. Le libre choix

Toujours dans cette fiche sur les conditions de la motivation du MOOC, on peut lire « les activités les plus motivantes sont celles qui ont été librement choisies. » Avez-vous librement choisi cette conversation par téléphone ? Ce sujet d’exposé ? Si ça n’est pas le cas, ce n’est pas grave, vous pouvez tout de même choisir. C’est un peu comme avec les enfants : on leur laisse l’illusion du choix comme le suggère le docteur Michel Cymes : si on veut qu’ils mangent des légumes (et c’est mon cas, malheureusement pour les miens), on peut leur demander « tu préfères de la tomate ou du concombre ? » Ils choisissent, donc ça fonctionne, ils mangent des légumes, mais le choix était délimité par un parent bienveillant. De même, vous pouvez vous donner l’illusion du choix : vais-je réaliser mon exposé de façon manuscrite ou sur traitement de texte ? Vais-je faire un diaporama classique ou bien utiliser le logiciel de présentation Prezi ? C’est le moment de vous faire plaisir car nous avons besoin d’auto-détermination!

5.2.2. Emotion

5.2.2.1. L’intelligence émotionnelle

Timothy Pychyl signale que lorsque nous procrastinons, c’est que nous cherchons à éviter les émotions que nous anticipons. Or, cela fait tout simplement partie d’une compétence dont vous avez déjà dû entendre parler, l’intelligence émotionnelle. Il nous rappelle qu’il s’agit de la capacité d’identifier et d’utiliser ses émotions pour guider son comportement. Selon les dernières recherches, une intelligence émotionnelle basse est liée à davantage de procrastination et l’inverse est également vrai : plus l’intelligence émotionnelle est élevée, moins importante est la procrastination. La bonne nouvelle est que nous pouvons augmenter notre intelligence émotionnelle. Comme n’importe quelle compétence, nous pouvons apprendre à percevoir, comprendre et réguler nos émotions. Nous pourrons alors gérer nos émotions négatives par rapport à une tâche.

5.2.2.2. Intention d’exécution

Timothy Pychyl suggère la stratégie suivante : se donner une intention en « si… alors… ». Par exemple, « Si je ressens des émotions négatives lorsque je pense à cette activité, alors je vais persévérer, ne pas bouger, ne pas repousser, ne pas m’enfuir ». Il s’agit d’une intention d’exécution ou une intention de réalisation ou « implementation intention » selon son inventeur, Peter Gollwitzer, de l’université de New York. Cette intention d’exécution va soutenir l’objectif que vous poursuivez. Pensez à établir un objectif précis, avec les réponses aux questions où, quand, comment. Ce qui suit le « si » donne le cadre, le stimulus de l’action tandis que ce qui fait suite à « alors » décrit l’action elle-même : « si je rencontre la situation Y, alors je vais avoir le comportement Z afin d’atteindre le but X ».

Par exemple, « s’il est 7h du matin un jour de semaine alors je vais me lever et me mettre au travail sur mon exposé pendant 30 minutes. »

L’idée est que ces intentions d’exécution soient les plus précises possibles.

« Si je me sens amorphe au moment de me mettre au travail, alors je vais boire un grand verre d’eau et m’asseoir à mon bureau. »

« Si je me sens stressée, alors je vais prendre 10 respirations profondes en comptant jusqu’à 7 pour l’inspiration comme pour l’expiration. »

Cette pré-décision permet de déléguer le contrôle de notre comportement dans une situation spécifique sans avoir à prendre de décision consciente.

Il va falloir internaliser cette intention d’exécution afin de faire le premier pas. Comment faire ? Peut-être, comme pour nos objectifs finaux, en se les rappelant régulièrement ? En en dressant la liste sur son smartphone et en la relisant régulièrement ?

5.2.2.3. Choisir ses émotions

On peut aussi choisir les émotions sur lesquelles nous allons nous concentrer. On peut ainsi prendre de la distance par rapport à l’émotion que nous ressentons au moment même, car l’apathie peut recouvrir d’autres émotions comme la peur de mal faire, la peur de ne pas savoir faire : je peux ressentir de la peur. Cela ne veut pas dire que je suis la peur. Je ne suis pas ma peur.

Puis, nous pouvons choisir de nous diriger vers d’autres émotions comme la curiosité, le désir de réussir, l’intérêt. Nous pouvons choisir de nous sentir courageuse, en dépit de la peur. Que faut-il penser pour ressentir de la curiosité ? « Je me demande si la Louisiane importe beaucoup de vins français ? Et si oui, lesquels ? Dans quelles villes en particulier ? » Que faut-il penser pour ressentir le courage ? « J’ai peur de l’ampleur de la tâche mais je peux le faire, je sais que je survivrai, que j’en suis capable. »

6. Mission

A vous de jouer à présent ! Parmi toutes les propositions qui précèdent, lesquelles vous parlent le plus ? Qu’allez-vous mettre en œuvre d’ici le prochain épisode : la pré-décision, l’intention d’exécution, l’illusion du choix… ? A vous de voir !

7. Annonce du prochain épisode

Ce sujet est passionnant, n’est-ce pas ? Il y a tant à dire que plutôt que d’y consacrer un seul épisode, je poursuivrai dans 2 semaines, avec l’épisode 19.

Lors du prochain épisode, l’épisode 18, de la semaine prochaine, nous traiterons des jeux à nouveau, comme dans l’épisode précédent, le numéro 16, mais cette fois-ci, ceux qu’on peut réaliser seul.

8. Salutations

N’hésitez pas à me contacter sur pour me dire ce que vous avez pensé de cet épisode. Faites-moi part de vos progrès, posez-moi les questions qui vous sont passées par la tête!

Nous sommes désormais au mois de mars (déjà ?!). Vous trouverez donc dans la partie bonus du site Anglaisance.com la première partie d’une série sur les raisons qui font que vous avez du mal à vous exprimer en anglais. Je comptais au départ vous fournir un seul et même document pour toutes les raisons mais ce travail est tellement passionnant que je préfère le développer petit à petit – une raison par mois ! Si cela vous intéresse, il vous suffit de renseigner le petit encart sur le site Anglaisance.com qui vous demande votre prénom et votre adresse mail. Vous aurez ainsi accès à toutes les fiches et tous les bonus, téléchargeables, gratuitement, sur le site. Profitez-en ! C’est pour vous !

Enfin, comme je l’ai entendu récemment après une représentation de « Cyrano de Bergerac » brillamment abrégée au théâtre de la Comédie Saint-Michel, près du parc du Luxembourg, si vous avez aimé cet épisode et souhaitez le soutenir, parlez-en à vos amis. Et si vous ne l’avez pas apprécié, rien n’est perdu – parlez-en à vos ennemis ! C’est moi qui vous en remercie d’avance !

« Bye ! See you soon ! »

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