Comparons les cartes mémoire papier et les applications de répétition espacée pour trouver la meilleure façon de retenir le vocabulaire en anglais et tant d’autres choses encore !

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n° 14. Aujourd’hui, nous allons parler des applications de répétition espacée.



2. Remerciements et félicitations

Avant de commencer, je tiens à féliciter mon étudiant Mark qui a eu la gentillesse de me faire part de sa révélation, en direct. Il a pris conscience que l’adjectif « full », qui signifie « plein », s’écrivait avec 2 L mais qu’il en perdait un lorsqu’il devenait suffixe, comme dans « beautiful », « beau, belle ou plein de beauté » ou « wonderful », « merveilleux ». Mark a insisté sur le fait que, bien sûr, il avait été confronté à de nombreuses reprises à ces mots, qu’il s’agisse de « full » seul ou en tant que suffixe mais que jamais jusqu’alors il n’avait pris conscience de cette différence.

Et je le comprends bien : combien de fois, en relisant la transcription de ces épisodes, je passe à côté d’erreurs qui brusquement me sautent aux yeux !? Il va de soi que la tournure passive n’y change rien : c’est bien de moi, de ma capacité ou non de percevoir, que vient le problème et la solution !

Et je ne me lasse pas de trouver fascinant la façon dont notre cerveau fonctionne : nous avons besoin de cette répétition pour prendre conscience de ces petites subtilités, qu’il s’agisse de l’orthographe d’un mot, d’une règle de grammaire, de la prononciation d’un son particulier comme les fameuses graphies « th »… Mais c’est valable aussi pour ce dont nous parlions la semaine dernière, la petite phrase « c’est pas ma faute ! » : c’est à force de se la répéter, de prendre conscience de sa présence, de ressentir les émotions qu’elle engendre, de constater les actions que nous entreprenons et les résultats que nous obtenons, que nous pouvons évoluer. C’est en en prenant conscience que nous pourrons choisir des pensées plus utiles comme « j’ai le pouvoir de choisir », par exemple.

Ce qui rend les progrès plus compliqués, c’est qu’on voudrait passer de l’étape A (je n’ai pas conscience de ça) à l‘étape C (j’en ai parfaitement conscience) en un clin d’œil (« in the twinkling of an eye » !). Mais c’est oublier l’étape B, ou bien l’inhibition de l’étape A suivie de l’activation de l’étape C d’après Olivier Houdé, le « je me force à prendre conscience parce que ça n’a rien d’automatique pour l’instant ». Parce que c’est ainsi, à force de répétitions, que ça le devient. Et c’est parfaitement normal. Mark se trompera peut-être encore quelques fois dans l’orthographe de « awful » (« terrible, horrible ») et puis il se remémorera sa découverte autant de fois que nécessaire, jusqu’à ce que ça devienne automatique, inconscient.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 13, nous avons parlé des petites phrases qui pouvaient nous faire passer de « c’est pas ma faute » à « j’accepte ma responsabilité. » Je vous rappelle que la psychologie cognitive nous apprend que les circonstances sont hors de notre contrôle et sont neutres. Par contre nous pouvons choisir d’interpréter ces mêmes circonstances de la façon que nous voulons, soit en faisant des reproches avec « c’est pas ma faute », soit en acceptant notre part de responsabilité.

Ca n’est pas forcément facile ! Avez-vous trouvé une pensée intermédiaire, entre « c’est pas faute » et « c’est ma responsabilité », qui vous convienne ? L’avez-vous mémorisée ? Comment vous sentez-vous quand vous vous la dites ? Quel est son effet sur votre vie ? Cette petite phrase vous convient-elle ou nécessite-t-elle des ajustements ? Pour la retenir, avez-vous utilisé une carte mémoire ? Vous vous souvenez, ces petites cartes étudiées lors de l’épisode 12 et contenant un seul élément clair au recto, comme une phrase dont il manquerait un mot, et l’énoncé complet au verso ? L’avez-vous répétée et faite passer d’une enveloppe à une autre selon le système Leitner en suivant le calendrier de Gabriel Wyner dont nous avons parlé dans l’épisode n°10 ?

4. Objectif de l’épisode

Si vous préférez le numérique au traditionnel papier, ça tombe bien : aujourd’hui, nous allons étudier les applications de répétition espacée.

5. Contenu

5.1. Rappel de la répétition espacée et des cartes mémoire

Souvenez-vous : dans l’épisode n°8, intitulé « mémoriser les mots », nous avons évoqué les associations et la clarté dont notre cerveau avait besoin pour retenir les mots.

Deux épisodes plus tard, dans le n°10, nous avons traité de la répétition espacée grâce au système Leitner, qui aide à combattre la courbe naturelle et inévitable de l’oubli.

Il y a de cela 2 semaines, lors de l’épisode n°12, « les cartes mémoire », nous avons appris à confectionner des fiches cartonnées efficaces, avec un seul élément par carte.

5.2.2. Avantages de la répétition espacée et des cartes mémoire

Les avantages sont nombreux :

5.2.2.1. La création

Le fait de les fabriquer (plutôt que les acheter) présente plusieurs avantages :

  • la stimulation des canaux kinesthésiques (par la manipulation, le toucher, l’écriture)
  • ça demande une certaine créativité car il vous appartient de créer vos cartes mémoire. Vous allez pouvoir ajouter votre touche personnelle, en faisant appel à votre imagination et à votre sens artistique. Par exemple, si vous êtes douée en dessin, alors vous allez pouvoir vous amuser à inventer des images pour chaque carte. Ou bien vous pouvez découper des images correspondantes dans des catalogues. Il est possible de mettre des images, des schémas, des photos ou des graphiques au dos des « flash cards. »

Pour moi, c’est essentiel : j’aime créer mes propres outils d’apprentissage, j’aime que ce que je regarde et manipule soit joli, bien fait. J’y prends un réel plaisir.

  • Vos cartes reflètent non seulement votre personnalité mais aussi votre parcours. Les vôtres seront uniques et ne ressembleront en aucun cas à celles d’autres étudiants ayant la même liste à apprendre. Elles doivent être personnelles. D’ailleurs, c’est simple : si vous essayez d’apprendre à partir des cartes de quelqu’un d’autre, ce sera bien moins efficace car vous ne saisirez pas toutes les associations sous-jacentes à une image choisie. C’est ce que mon fils me disait l’été dernier lorsque nous échangions nos cartes.
  • le créateur est actif et maître du processus puisqu’il lui faut choisir les informations pertinentes, rédiger ses questions et leurs réponses, ou bien sélectionner les mots ou les images
  • Ca demande une certaine implication mais c’est de cet effort que naîtra une meilleure mémorisation. C’est en fait en créant vos cartes mémoire que vous apprendrez votre vocabulaire. Elles ne vous serviront plus ensuite qu’à réviser.
5.2.2.2. L’utilisation
  • le format est pratique, car on peut manipuler et transporter ces cartes ;
  • Et puis c’est ludique : la carte progresse ou régresse d’une boîte à l’autre, comme le jeu des petits chevaux par exemple.
  • Elle nous rend maîtres de notre apprentissage : à nous de juger si oui ou non une carte passe d’une boîte à l’autre. On peut auto évaluer ses connaissances régulièrement. C’est bien agréable d’être autonome, vous ne trouvez pas ?
  • on peut également réviser à plusieurs en utilisant ces cartes. On peut même s’inventer des jeux autour de ce principe ! Tout est permis – ça peut être stimulant.
  • Cette technique de répétition espacée est très efficace car elle correspond au fonctionnement de notre cerveau. D’ailleurs, selon le créateur de Mosa Lingua dont je vais bientôt vous parler, « De courtes sessions d’apprentissage sont très efficaces (5/10 minutes) et vous permettront d’apprendre 10 mots par jour, ce qui permet de connaître 900 mots en 3 mois ! » Vu comme ça, c’est motivant, non ?
  • Cette technique ne demande pas beaucoup de temps d’apprentissage et de révision, mais les résultats sont là.

Mémoriser rapidement du vocabulaire grâce au système de répétition espacée

Les flash cards : un outil de révisions simple et efficace

5.2.3. Les limites

Toutefois, la version papier des cartes mémoire et du système Leitner présente des limites.

5.2.3.1. Le temps

Construire ses cartes mémoire est donc un jeu d’enfants, mais un loisir qui prend du temps. Dessiner, colorier, découper, etc. en plus de vérifier la traduction, le contexte, la phonétique, l’orthographe… tout cela est chronophage, même si c’est un temps de mémorisation aussi, nous l’avons vu.

5.2.3.2. La place

L’été dernier, je me suis donc lancée dans un système Leitner et je me suis bien amusée à créer non pas des cartes mais des petites bandelettes qui prenaient moins de place. Je les classais et déplaçais dans 7 enveloppes. Malgré ça, au bout d’un mois, le système avait atteint ses limites. J’avais trop de cartes dans mes enveloppes qui débordaient. Et puis impossible de les emporter en vacances avec moi – j’en aurais perdu la moitié en route et ça n’était vraiment pas pratique.

5.2.3.3. Le manque de son

Par ailleurs, une langue vivante se pratique avec la prononciation adéquate. Il serait dommage d’apprendre du vocabulaire en étant persuadé que cela se prononce de telle ou telle façon et de ne pas pouvoir se servir de ces mots à l’oral, soit parce qu’on ne les reconnaît pas, soit parce qu’on ne nous comprend pas quand on croit l’utiliser correctement. C’est souvent le cas en ce qui concerne les verbes irréguliers, que mes étudiants ont appris sous forme de liste alphabétique, et c’est bien normal, mais avec une prononciation parfois totalement erronée. Je pense à « to write, I wrote, I have written » (écrire) ou « to ride, I rode, I have ridden » (chevaucher) en particulier. A quoi bon alors connaître un mot, mais mal ? Il sera totalement inutile, ce qui engendrera de la frustration et des incompréhensions.

5.2.3.4. Le calendrier

Pour certains, malgré le calendrier de Gabriel Wyner, prévoir quelles cartes réviser quel jour peut s’avérer fastidieux. Et en effet, cela demande de l’organisation.

5.2.4. Solutions : les applications de répétition espacée

Puisque le système Leitner est formidable mais présente des limites et puisque nous avons la chance de vivre au 21e siècle, nous pouvons faire appel à des applications qui nous permettent de pratiquer la répétition espacée bien plus aisément, grâce à des algorithmes. Il suffit pour cela de disposer d’un smartphone, de préférence sur un système Android, car alors l’application Anki sera gratuite.

5.2.4.1. Anki – présentation

Il s’agit d’une application qui vous permet de créer des cartes que vous pourrez alors utiliser où que vous soyez, pour peu que votre téléphone fonctionne. Créer une carte ne vous prendra que quelques secondes – pour ma part, je rentre le mot d’un côté de la carte, sa traduction ou un synonyme de l’autre et le tour est joué. Lorsque j’apprends un mot, je n’ai ensuite plus qu’à cliquer sur l’une des touches de couleur en bas de l’écran, selon ce que j’en pense : difficile, bon, facile ? Selon ce que je coche, la carte réapparaîtra plus ou moins rapidement.

Vous pouvez procéder de façon plus complète et complexe, en ajoutant une image, du son, voire, comme c’est le cas pour mes cartes de chinois, l’ordre des traits pour la graphie.

Si vous ne souhaitez pas créer vos propres cartes, ce qui est mon cas pour le mandarin, car c’est bien trop chronophage, vous pouvez accéder à des paquets que d’autres utilisateurs ont créés et qu’ils laissent à disposition.

5.2.4.2. Avantages
5.2.4.2.1. La place

L’avantage de la solution application est donc que cela ne prend pas de place, puisqu’il vous suffit d’avoir un smartphone.

5.2.4.2.2. Le temps

Ca ne prend pas de temps non plus si vous téléchargez un paquet déjà constitué et que vous travaillez dès que vous avez un moment de libre, par exemple dans la file d’attente au supermarché, en attendant votre bus ou lorsqu’un fournisseur vous laisse patienter au bout du fil.

5.2.4.2.3. Evolutif

C’est aussi une solution évolutive, car vous pouvez importer vos propres cartes ou modifier celles qui existent déjà. On peut aussi ajouter des images, ce qui se fait également assez facilement, mais à partir d’un ordinateur, pas directement sur son téléphone si j’ai bien compris.

J’ai aussi téléchargé des « paquets », c’est-à-dire des jeux de cartes déjà créés par d’autres utilisateurs et s’ils sont de qualité inégale, je salue le travail des créateurs, en chinois par exemple : on y trouve le son, la prononciation (ce qu’on appelle le pinyin), la traduction en français et surtout, la calligraphie qui restitue l’ordre des traits, comme un petit film. Je trouve ça magique et TRES pratique ! Ce serait bien trop compliqué de reproduire ça avec une version papier et ce serait se priver du son.

5.2.4.2.4. Gratuit

Anki est donc gratuit pour Android, mais coûte environ 25 euros pour un iPhone. Mais peut-être Ankiapp est-il l’équivalent pour iPhone ? Dites-moi, je n’ai pas encore exploré le sujet, n’ayant pas d’iPhone.

5.2.4.2.5. Facile d’utilisation

L’avantage avec Anki, c’est qu’on peut créer facilement ses propres cartes. Dès que je rencontre un mot nouveau, que ce soit en français, anglais ou espagnol (je n’en suis pas encore là en chinois), je vérifie sur mon appli dictionnaire puis je crée une fiche à l’instant-même sur Anki : je complète le recto, le verso et hop, c’est enregistré. Il n’y a plus qu’à apprendre et réviser, ce que je fais dans les transports en commun.

5.2.4.2.6. Statistiques

L’intérêt d’Anki est qu’il y a aussi des statistiques pour savoir où on en est. Ca peut être stimulant puisqu’on voit ses progrès chiffrés.

5.2.4.3. Limites d’Anki
5.2.4.3.1. Paquets inexacts

Attention toutefois : vérifiez bien la justesse de ce qui est proposé dans ces paquets téléchargés avant de vous lancer dans leur apprentissage. Encore une fois, il serait dommage de s’investir pour quelque chose d’inexact. J’ai ainsi téléchargé un paquet de cartes d’espagnol qui, très rapidement, ne m’a pas convaincue. Il y avait bien la prononciation, mais les traductions étaient étranges… Utilisez donc votre bon sens et vérifiez, vérifiez, vérifiez… Ca ne fait jamais de mal !

5.2.4.3.2. Paquets non adaptés

Par ailleurs, le problème que j’ai déjà évoqué est que ces paquets téléchargés ne correspondent pas à ce que je suis en train d’apprendre avec mes cours de chinois du CNED. Mais sur l’application AnkiDroid, j’ai créé mon propre paquet Chinois du CNED dans laquelle je place les cartes du paquet téléchargé : il suffit pour cela d’aller dans le paquet téléchargé, de sélectionner la carte désirée et de changer le nom du paquet dans laquelle elle se trouve. Je me constitue ainsi des paquets qui correspondent vraiment à ce que j’ai appris, ce à quoi je peux associer un contexte. Sans contexte auquel l’associer, l’information ne resterait pas dans mon cerveau.

Le paquet dont je parle est un paquet de chinois mandarin dont les traductions étaient en anglais. J’y ai également ajouté la version française car j’ai besoin de ce passage par ma langue maternelle pour être convaincue d’un sens.

5.2.4.3.3. Une application complexe

On trouve de nombreux tutoriels sur YouTube à propos de l’utilisation de Anki. Ca peut paraître complexe, et ça m’a freinée au début, jusqu’à ce que je me rende compte que j’avais juste besoin de comprendre la base. Le reste, éventuellement, plus tard, si besoin. Une chose à la fois ou bien, comme on peut le dire en anglais, « babysteps ».

Bien sûr, la difficulté est que la plupart de ces tutoriels sont en anglais… Raison de plus de faire au plus simple et peut-être de « bidouiller » au fur et à mesure.

Toutefois, j’ai trouvé un tutoriel en français qui vous explique comment télécharger et utiliser Anki :

5.2.5. Autres applications de répétition espacée

5.2.5.1. Liste des applications

Le MOOC dont je vous ai déjà parlé, ce cours universitaire en ligne sur la plateforme FUN, intitulé « Apprendre et enseigner avec les sciences cognitives », toujours aussi passionnant, mentionne d’autres applications que voici :

  • Memrise, dont mon collègue Puck (encore lui !) me dit le plus grand bien. Il l’utilise tous les soirs et en est très content.
  • Mosa Lingua, qu’une de mes étudiantes utilise régulièrement lors de ses pauses au travail
  • Mnemosyne
  • Duolingo, que ma collègue d’allemand, Nessa, utilise dans ses classes, pour inciter ses élèves à apprendre du vocabulaire et consolider leurs bases, depuis qu’elle a rencontré un candidat de BTS qui avait appris l’allemand de cette façon.
  • Supermémo
  • Gymglish, qui est payant et dont une ancienne étudiante se dit très satisfaite
  • Lingvist, pour apprendre l’anglais
5.2.5.2. Avantages
  • La plupart de ces applications sont gratuites, ou du moins proposent une version qui devient payante si vous voulez davantage de matière, de contenu ou si vous avez besoin d’y mettre le prix pour vous impliquer dans votre apprentissage.
  • Les exercices proposés peuvent être variés et ludiques.
  • Les cartes peuvent être agréables à regarder.
5.2.5.3. Limites

Il me semble que toutefois, contrairement à Anki, vous ne pouvez pas forcément créer vos propres cartes ou modifier les cartes existantes. Vous êtes obligée de faire avec ce qui vous est proposé. Ca présente des limites si vous cherchez à apprendre un vocabulaire de la vie de tous les jours, que votre quotidien est celui d’une grande ville comme Paris mais qu’on vous fait apprendre le vocabulaire des animaux de la savane. Vous pouvez vous demander l’intérêt de la chose…

6. Mission

Utilisez-vous déjà une application de répétition espacée ? Laquelle ? En êtes-vous satisfaite ?

Sinon, quel système avez-vous envie d’essayer ? La version papier ou la version application ? Je serais curieuse de savoir ce que vous en pensez… Comment l’utilisez-vous ? Seule ou à plusieurs ? Combien de temps et à quelle fréquence ? Quelle est votre opinion à leur sujet : quels en sont les avantages, les limites ? N’hésitez pas à déposer vos remarques à l’adresse .

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons une nouvelle petite phrase, « j’ai pas envie ». D’ici là, peut-être pouvez-vous noter toutes les situations où elle vous traverse l’esprit…

8. Salutations

N’hésitez pas à me contacter sur pour me dire ce que vous avez pensé de ces applications de répétition espacée.

Je serais ravie que vous me fassiez part de vos progrès ou de vos remarques. Posez-moi les questions qui vous sont passées par la tête lors de cet épisode !

See you soon ! Bye !