Partons à la recherche de pensées plus utiles que « je n’ai pas le temps » afin d’atteindre nos objectifs et de trouver le temps d’étudier l’anglais.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°7. Aujourd’hui, nous allons parler de petites phrases antidotes à celle que nous avons vue précédemment, à savoir « je n’ai pas le temps »…



2. Remerciements

Pour commencer, merci à Phoebe qui m’a rappelé une phrase apprise en terminale, il y a quelques années, durant le cours de philosophie : « traduire, c’est trahir ». Figurez-vous qu’il s’agit d’une paronomase, c’est-à-dire une expression qui joue entre la ressemblance entre 2 mots, en l’occurrence ici « traduire » et « trahir ».

C’est intéressant parce que ça rappelle qu’en traduisant, on perd quelque chose de la phrase d’origine. Mais on dévoile aussi un sens caché !

Ainsi, dans la copie de Phoebe, j’ai lu « Children are difficult to eat », ce qui a fait dire à une de mes collègues « c’est tout à fait exact, surtout les os ». Phoebe voulait certainement dire « les enfants sont difficiles à nourrir » ou « il est difficile de faire manger les enfants ». On pourrait écrire « children are difficult to feed » à l’aide du verbe irrégulier « to feed, I fed, I have fed = nourrir » ou bien on pourrait utiliser l’expression « they’re fussy eaters » (ils font les difficiles).

Et cette erreur nous révèle que le français « il est difficile de faire manger les enfants » peut aussi être ambigüe : il est difficile de faire manger les enfants… à qui ? Je ne sais pas vous, mais ça m’évoque les ogres des contes de fées… Aiment-ils tous manger des petits enfants?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 6, nous avons parlé du vocabulaire et de sa compréhension à l’aide du contexte dans un document et / ou avec le dictionnaire. Vous a-t-il été utile ? Avez-vous eu le temps de le mettre en pratique ?

4. Objectif de l’épisode

Si ça n’est pas le cas, aujourd’hui, justement, nous allons voir comment trouver des pensées plus positives, plus aidantes lorsqu’il s’agit d’atteindre nos objectifs en anglais.

5. Contenu

5.1. Problème

Rappelez-vous que dans les épisodes 4 et 5, nous avons examiné la petite phrase « je n’ai pas le temps » sous 2 angles : celui des actions et celui de la pensée. Dans l’épisode 5 en particulier, nous avons étudié cette boucle provenant de la psychologie cognitive et de Brooke Castillo : les circonstances, comme l’étude de l’anglais, peuvent déclencher une pensée telle que « je n’ai pas le temps » qui causera notre émotion (débordée, submergée) de laquelle découlera notre inaction (nous n’allons pas ouvrir un cahier) et donc un résultat nul (je ne progresse pas en anglais).

5.2. Solution

Aujourd’hui, nous allons explorer d’autres pensées afin d’obtenir des résultats plus conformes à nos souhaits puisque, je vous le rappelle, tout provient de cette pensée initiale que nous choisissons. On pourrait très bien lui en préférer une autre et dans cet épisode, je vous propose comme un buffet : à vous de déguster et de trouver celle qui vous inspirera le plus.

5.2.1. Questionner la pensée

Dans l’épisode n°5, j’avais évoqué l’exemple de la période des bulletins scolaires et des conseils de classe, quand j’avais l’impression d’être submergée parce que je me disais que je n’avais pas le temps de tout faire. On peut commencer par se poser des questions au sujet de cette pensée « je n’ai pas le temps ». On peut pour cela utiliser un questionnement qui s’appelle « les 3 passoires de Socrate » :

1. Est-elle utile ? Quand je pense « je n’ai pas le temps de gérer tout ça », je me sens submergée, empêtrée et je n’agis plus. Dans la mesure où le résultat est mon inefficacité à gérer la situation, la réponse est non – cette pensée « je n’ai pas le temps de tout faire à la fois » ne me rend aucun service.

2. Est-elle vraie ? Il est probable qu’en effet, je n’arrive pas à tout faire en même temps, mais cela me permet d’examiner un autre aspect de cette pensée : ai-je vraiment besoin de tout faire en même temps ? Pourquoi devrais-je tout faire à la fois ? Peut-être pourrais-je attribuer un ordre de priorité à ces tâches ? La priorité peut être telle activité professionnelle à terminer avant une date butoir (dans mon exemple, les bulletins doivent forcément être remplis avant les conseils de classe, mais le ménage à la maison peut peut-être attendre un jour de plus). Et puis, pourquoi serais-je la seule à accomplir toutes ces tâches ? Peut-être est-il possible d’en déléguer quelques-unes à d’autres : ainsi mes enfants peuvent peut-être préparer le dîner ou passer l’aspirateur.

3. Est-elle bienveillante ? puisque la pensée « je n’ai pas le temps de tout faire en même temps » me donne l’impression d’être débordée et impuissante, 2 émotions inconfortables, alors non, elle n’est pas bienveillante.

J’aime bien ces « 3 passoires de Socrate » car ces questions permettent de mettre en lumière le côté nocif des petites histoires qu’on se raconte.

5.2.2. Trouver des pensées alternatives

Et maintenant, que faire de cette petite phrase, « je n’ai pas le temps » ?

a. On peut utiliser différentes stratégies. Par exemple, si on veut obtenir comme résultat d’avoir davantage le temps d’écouter de l’anglais, alors on va noter cet objectif sur la dernière ligne. Puis on va remonter en se posant des questions : pour avoir comme résultat « j’ai le temps d’écouter de l’anglais », quelles actions dois-je accomplir ? Quelles émotions faudrait-il que je ressente ? Que penser pour ressentir ces émotions ?

  • Circonstances – Compréhension orale en anglais
  • Pensée – Il est important que je trouve le temps d’étudier.
  • Emotion – déterminée
  • Actions – je m’organise mieux : j’observe mon emploi du temps, je vérifie la durée des documents que je veux écouter, je planifie mes moments d’écoute dans ma journée, je pense à l’avance à ce dont je vais avoir besoin (casque, document audio, batteries rechargées, site internet avec ou sans transcription…), je fais en sorte de ne pas être dérangée, je me concentre sur l’instant de l’écoute.
  • Résultat – j’ai le temps d’écouter des compréhensions orales

b. On peut aussi commencer par la ligne des actions, par exemple écouter une émission de radio de la BBC comme 6 minute English.

  • Circonstances – Compréhension orale
  • Pensée – Je peux trouver 6 minutes dans ma journée.
  • Emotion – compétente
  • Actions –j’écoute le dernier épisode de 6-minute English
  • Résultat – je progresse en compréhension orale

c. On peut commencer par l’émotion qu’on désire ressentir, comme « organisée ». Que fait-on quand on se sent organisée ? Quel est le résultat qu’on obtient ? Que faut-il penser pour se sentir organisée ?

  • Circonstances – Compréhension orale
  • Pensée –J’y vois plus clair quand ma vie est ordonnée.
  • Emotion – organisée
  • Actions – je prends la décision d’écouter une conférence Ted Talk d’une dizaine de minutes chaque jour, je la note dans mon planning, je le suis sans négocier avec moi-même, sans revenir sur ma décision.
  • Résultat – mon organisation me permet de progresser en compréhension orale

d. Enfin, on peut compléter la ligne de la pensée, une pensée qui nous serait plus utile que « je n’ai pas le temps ». Pour cela, on peut choisir la pensée diamétralement opposée, en se débarrassant de la négation avec « j’ai le temps », par exemple.

  • Circonstances – Compréhension orale
  • Pensée – J’ai le temps d’écouter de l’anglais.
  • Emotion – détendue
  • Actions – je trouve une solution simple, rapidement, sans trop y penser
  • Résultat – je trouve encore plus de temps pour écouter des documents en anglais

Attention, cependant, il ne suffit pas de se dire « j’ai le temps » pour y croire. C’est important, parce que si nous ne trouvons pas la pensée crédible, alors nous allons y résister et ne pas obtenir le résultat souhaité. Pour rendre la pensée crédible, il faut l’essayer, comme on essaie un maillot avant de l’acheter. Si on se sent bien avec, alors on garde. Sinon, on peut la changer ou y ajouter des mots pour la modifier, jusqu’à ce qu’elle nous convienne. Dans quelques instants, nous reviendrons sur cette idée que la pensée doit nous aller pour nous faire avancer.

Mais avant cela, explorons le monde des différentes pensées qui s’offrent à nous. En effet, nous pouvons nous inspirer de cet outil qu’est le dictionnaire, de la sagesse populaire ou de notre entourage pour choisir nos nouvelles pensées ! En route !

5.2.3. Définition

On peut donc tout simplement commencer par consulter le dictionnaire. A la définition du mot « temps », j’ai trouvé :

  • avoir (tout) le temps,
  • prendre (tout) son temps,
  • perdre son temps,
  • passer, employer, occuper, consacrer son temps,
  • trouver le temps
  • gagner du temps
  • rattraper le temps perdu
  • il est (plus que) temps de
  • il est grand temps de
  • défier le temps
  • être plus fort que le temps
  • tromper le temps
  • tuer le temps

A vous de choisir ce que vous voulez faire de votre temps ! Avez-vous déjà des idées à partir de ces quelques mots ? Par exemple : « je gagne du temps en apprenant l’anglais » ? Ou bien « je consacre 10 minutes de mon temps, chaque jour, à la rédaction en anglais » ? Ou encore « il est grand temps que je comprenne les discussions en anglais » ?

5.2.4. La conjugaison

Une fois qu’on a trouvé la petite phrase qui nous convient, on peut s’amuser à la conjuguer, c’est-à-dire la répéter à la 1ère personne du singulier, à la 2e et à la 3e. En voici un exemple :

  • J’ai le temps.
  • Tu as le temps.
  • Nadège a le temps.

Quand je fais ça, j’ai l’impression d’avoir un groupe de supporters qui m’encouragent dans la tête. Je me sens comme accompagnée, rassurée, réconfortée : oui, je vais y arriver. C’est bien agréable, essayez !

5.2.5. Le comparatif progressif

On peut aussi utiliser le comparatif progressif, c’est-à-dire « de plus en plus » ou « de moins en moins ».

Ainsi, « j’ai le temps d’apprendre l’anglais » peut devenir « j’ai de plus en plus le temps d’apprendre l’anglais. » Là encore, observez vos émotions lorsque vous pensez cette petite phrase avant de l’adopter et modifiez-la si besoin.

5.2.6. Les afformations

Les afformations sont des affirmations dont on change la forme : au lieu que ce soit des énoncés affirmatifs, on les transforme en questions utiles grâce à Comment et Pourquoi. Ainsi, plutôt que de se faire des reproches avec « Mais pourquoi j’ai fait ça ? » ou se plaindre avec « Pourquoi je n’ai pas le temps ? » on peut utiliser les questions à bon escient. Le cerveau va partir à la recherche de preuves pour répondre à nos propres questions, quelles qu’elles soient. Autant que ce soit pour nous rendre service !

  • Comment puis-je avoir plus de temps ?
  • Pourquoi ai-je le temps d’étudier l’anglais ?

On peut aussi remplacer le « pourquoi ? » par « qu’est-ce qui (a) fait que… ? »

  • Qu’est-ce qui fait que j’ai le temps d’étudier l’anglais ?

5.2.7. Les emprunts

Ce que j’appelle les emprunts, ce sont des phrases que d’autres ont inventées et qui peuvent nous servir. Notre environnement en regorge, encore faut-il y penser : il peut s’agir de ce que notre mère nous a toujours répété, mais aussi de ce que la pub nous ressasse à longueur de journées, ou bien ce que la sagesse populaire a créé de mieux, sous forme de proverbes ou encore des citations extraites de romans, par exemple. En voici quelques-unes, toujours dans le domaine du temps.

1. Nos proches

Ma mère m’a toujours dit « il faut le faire tout de suite. » et c’est vrai qu’une fois qu’on a passé le coup de téléphone à son fournisseur, envoyé la réponse à un courriel de client, signé le chèque pour un cours collectif, on n’y pense plus – ça libère le cerveau pour pouvoir se consacrer à autre chose, à l’étape suivante. C’est exactement ce qui se produit maintenant, après des années de résistance, quand je fais mes 30 minutes de sport du matin. Je le fais dès le réveil, sans plus y réfléchir. Cette petite phrase pourrait-elle aussi vous être utile ? Ou bien l’un de vos proches vous répète-t-il régulièrement une petite phrase de ce style, « Il faut le faire tout de suite », qui vous aide ?

2. Les slogans publicitaires

Cette petite phrase rejoint un slogan publicitaire que j’aime beaucoup par sa simplicité expéditive : Just do it, de Nike. Voilà, tout est dit : on ne se pose pas de questions, on arrête d’hésiter, de se plaindre qu’on n’a pas le temps. On est dans l’action, et c’est tout. C’est la meilleure façon d’obtenir des résultats, sans faire d’histoires, sans perdre de temps.

3. Les proverbes

3.1. En anglais

En ce qui concerne les proverbes, on trouve en anglais « Delay breeds danger », qui signifie que le retard engendre le danger. Plus on attend, plus on court de risques. Et c’est vrai que si on attend encore et encore avant de se lancer dans la fabuleuse aventure de la compréhension orale, on risque de perdre ses acquis, ce qu’on comprenait déjà. Je me rends bien compte, par exemple, que j’ai laissé de côté l’espagnol lorsque je me suis pleinement consacrée à l’anglais en entrant à l’université, il y a 25 ans de cela. Et bien, si aujourd’hui, je crois que je comprends bien ce qu’on me dit, je me rends bien compte aussi que j’ai un mal fou à m’exprimer. Tous ces mots sont là, quelque part, dans ma mémoire, mais vraiment très, très profondément enfouis. Donc si on veut garder ses atouts, il faut savoir les préserver en pratiquant, ce qui demande une certaine discipline. A trop attendre d’avoir le temps, on risque de ne plus en avoir du tout…

3.2. En français

  • Chaque chose en son temps
  • Il y a un temps pour tout.

Ces 2 petites phrases peuvent peut-être permettre de faire le tri, de mieux s’organiser dans son emploi du temps et d’y placer ses priorités, comme nous l’avons évoqué dans l’épisode 4 avec le registre des activités quotidiennes. Ca permet aussi de se consacrer pleinement à ce qu’on est en train d’accomplir, sans se replonger dans le passé ou se projeter dans le futur.

4. Les citations

Parmi les citations que je vous propose, il y a celle de Jacques Dutronc, légèrement provocante, bien entendu : « Travailler, d’accord, encore faut-il avoir le temps… » Il va de soi que je ne vous la recommande pas pour atteindre votre objectif ! Toutefois elle traduit bien ce sentiment d’être submergée qu’on peut ressentir… ou le manque d’envie de se mettre au travail !

Beaucoup plus sérieusement, j’ai trouvé un extrait d’un traité de morale de 1834, d’Ambroise Rendu : « Chacun doit être satisfait du temps qui lui a été donné pour vivre. Ce temps est court, mais il est assez long pour une vie bien remplie. » Donc prenez le temps d’en faire ce que vous souhaitez !

Citation de William Shakespeare dans Les deux gentilhommes de Vérone (1590) : « Le temps court et fait éclore tous les biens. »

J’aime cet extrait des 2 gentilhommes de Vérone car ici le temps est vu comme un processus qui accompagne les projets, comme quelque chose de positif, contrairement à de nombreuses autres citations et, bien sûr, à l’opposé de notre pensée de départ, où le temps parait être si court. Ici, on a l’impression qu’il s’agit de saisons qui passent et qui sont nécessaires pour atteindre notre but.

Albert Camus : « La vraie générosité envers l’avenir consiste à tout donner au présent. » Est-ce que ça vous convainc de tout donner à l’instant même pour l’anglais ? Il n’y a pas de meilleur moment que maintenant !

Je préfère que mes citations soient courtes car elles seront plus faciles à retenir. Toutefois, voici une citation de Jean d’Ormesson qui me parle : « Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde. »

Cette citation de Jean d’Ormesson me fait penser au « flow », concept inventé par le chercheur en psychologie positive Mihaly Csikszentmihalyi (pas sûre de la prononciation): le temps passe merveilleusement vite lorsqu’on est dans son élément. Il y a un défi qu’il nous est possible de relever parce que nous avons les compétences et les ressources nécessaires. C’est cet équilibre entre les 2 qui rend cet état possible.

En conséquence, nous perdons toute notion du temps, donc, mais aussi de notre propre conscience, tant nous sommes absorbés par notre tâche. Le « flow » est l’opposé de l’ennui – bien au contraire, il nous mène vers la créativité et le bonheur. Pour cela, l’objectif doit être clair et nous devons avoir des retours constants sur nos progrès.

Je me sens en plein « flow » lorsque je prépare ces épisodes d’Anglaisance : je m’amuse tellement avec toutes ces idées que je ne vois pas le temps passer. Je suis calme, satisfaite, dans ma bulle, totalement concentrée sur ce que je fais.

Et vous, qu’est-ce qui vous procure ce sentiment de « flow » ? Est-ce de vous balader en pleine nature, de faire de l’escalade, de voir un film, de jouer du piano ou au basket, de discuter avec votre meilleure amie… ?

On peut peut-être utiliser cette idée de temps qui passe sans qu’on s’en rende compte, dans la ligne du résultat de la boucle de Brooke Castillo. Mais le « flow » implique une toute autre démarche que celle qui a peut-être été la vôtre lors de votre parcours scolaire. Il ne s’agit plus d’avoir une bonne note pour passer à l’étape suivante et d’oublier aussitôt ce qui nous a été nécessaire pour réussir. Il s’agit d’être autonome, de s’impliquer et de prendre plaisir à l’étude en tant que telle, d’être motivée et intéressée. Comment trouver une activité qui ne serait pas trop difficile, afin de ne pas générer d‘inquiétude, ni trop simple, pour ne pas s’ennuyer ? Quelle serait cette activité qui vous permettrait d’utiliser vos compétences et qui serait tout de même un défi ?

  • Circonstances – étude de l’anglais
  • Pensée – je peux vivre le « flow » lorsque j’étudie l’anglais.
  • Emotion – curieuse, déterminée
  • Actions – je trouve, à force de chercher, tout ce qui me fait plaisir en anglais et je m’y consacre pleinement : je regarde des films en VO, je note le vocabulaire que je relis avant de me coucher, je me teste sur ces nouveaux termes à l’aide de la répétition espacée, etc.
  • Résultat – Je suis en plein « flow ».

Voilà pour les citations que je tenais à partager avec vous. Si vous avez des petites phrases empruntées qui vous font avancer lorsqu’il s’agit de temps, n’hésitez pas à les partager en me les envoyant à l’adresse . Je serais très curieuse de les lire ! Merci d’avance !

5.3. Résistance

Toutefois, il ne suffit pas de connaître une citation, un proverbe ou un slogan, ni d’avoir transformé une pensée limitante en pensée plus utile pour que celle-ci fonctionne. En effet, si l’on ne croit pas ce qu’on se dit, le résultat ne pourra pas être positif, bien au contraire. Si je tente de me persuader que « j’ai parfaitement le temps d’étudier le chinois en famille », ça ne pourra pas fonctionner parce que je suis convaincue du contraire : je sais, parce que j’en ai la preuve, qu’il est compliqué de rassembler toute la famille autour de la table-bureau pour ouvrir les leçons et fichiers-son du CNED, même si ça ne nous prend qu’une demi-heure à la fois. Il faut que tout le monde soit disponible, prévenu, volontaire… Donc, non, je n’arrive pas à croire « avoir parfaitement le temps d’étudier le chinois en famille. »

Je vous propose donc de modifier ces petites phrases que vous voulez utiliser pour progresser lors d’un prochain épisode.

6. Mission

D’ici la semaine prochaine, à vous de trouver votre ou vos petites phrases antidotes à « je n’ai pas le temps » en observant ce que dit votre entourage, la publicité, la sagesse populaire, votre chanteur préféré, votre film favori, etc.

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le n°8, nous évoquerons la mémorisation du vocabulaire.

8. Salutations

N’hésitez pas à me contacter pour me dire ce que vous avez pensé de cet épisode.

Faites-moi part de vos progrès et posez-moi les questions qui vous sont passées par la tête lors de cet épisode ! A bientôt ! Bye ! See you soon !